Cryptoblabes dans les vignes : la chabasite, une barrière minérale naturelle pour mieux protéger les grappes

Face à la progression de Cryptoblabes gnidiella dans les vignobles méditerranéens, les viticulteurs recherchent des solutions préventives compatibles avec les démarches biologiques et capables de compléter efficacement les stratégies de protection habituelles. Grâce à sa grande finesse et à sa forte teneur en chabasite naturelle, AURA-Spray® forme une barrière physique homogène sur les grappes et la végétation.

Dans les départements méditerranéens — Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Var et Alpes-Maritimes — la surveillance de Cryptoblabes est devenue un enjeu important pour de nombreuses exploitations viticoles.

Cette petite chenille peut provoquer des dégâts significatifs sur les grappes, en particulier à l’approche de la maturité. Ses perforations fragilisent les baies et favorisent la libération de jus et de composés aromatiques susceptibles d’attirer d’autres ravageurs ou de faciliter le développement de pourritures.

Dans ce contexte, la prévention et le suivi régulier des populations sont essentiels.

Cryptoblabes : un ravageur à surveiller jusqu’à la récolte

Cryptoblabes gnidiella se développe sur les grappes et peut rester difficile à détecter lors des premiers stades de l’attaque. Les larves s’installent entre les baies, perforent les grains et provoquent progressivement :

  • des blessures sur les baies ;
  • des écoulements de jus ;
  • un dessèchement localisé des grains ;
  • une augmentation du risque de pourriture ;
  • une dégradation possible de la qualité sanitaire de la vendange.

La pression peut être particulièrement importante en période estivale, lorsque les températures favorisent le développement du ravageur.

Le positionnement des interventions doit donc s’appuyer sur l’observation des parcelles, les captures réalisées dans les pièges et les informations fournies par les réseaux techniques locaux.

La chabasite, une zéolithe naturelle utilisée comme barrière physique

La chabasite est une zéolithe naturelle, c’est-à-dire une roche minérale microporeuse appartenant à la famille des aluminosilicates.

Appliquée sur la végétation et les grappes, elle constitue une fine couche minérale protectrice. Son action est principalement physique : elle modifie les caractéristiques de la surface végétale et contribue à la rendre moins favorable aux bioagresseurs.

La chabasite utilisée dans AURA-Spray® est destinée à s’intégrer dans une stratégie préventive, en complément des pratiques agronomiques, du suivi des pièges et des programmes de protection mis en place sur l’exploitation.

Elle peut notamment répondre aux attentes des viticulteurs engagés en agriculture biologique ou biodynamique et de ceux qui souhaitent réduire leur dépendance aux solutions conventionnelles.

Pourquoi la finesse de la chabasite est-elle déterminante ?

Toutes les poudres minérales ne présentent pas les mêmes caractéristiques techniques. L’efficacité et la qualité d’application dépendent notamment de leur pureté, de leur granulométrie et de la régularité de leur fabrication.

La chabasite entrant dans la composition d’AURA-Spray® se distingue par deux caractéristiques majeures.

Une micronisation très poussée

Sa granulométrie est inférieure ou égale à 6 microns, avec une majorité de particules située autour de 5 microns. Cette finesse est obtenue grâce à une technologie de micronisation par flux d’air opposés.

Elle permet :

  • d’obtenir une suspension plus homogène dans la cuve ;
  • de faciliter la pulvérisation ;
  • de limiter les risques de bouchage des buses dans de bonnes conditions d’utilisation ;
  • de multiplier les points de contact sur les feuilles, les rameaux et les grappes ;
  • de former une barrière plus régulière qu’avec une poudre minérale plus grossière.

À quantité équivalente, des particules très fines permettent de couvrir une surface végétale beaucoup plus importante.

Une forte pureté minéralogique

La formulation contient environ 70 % de chabasite réelle. La fraction restante est principalement constituée de minéraux naturels tels que le feldspath potassique, la biotite, le pyroxène et la phillipsite.

Lors du choix d’une chabasite agricole, plusieurs critères doivent être examinés :

  • la teneur réelle en chabasite, confirmée par une analyse minéralogique ;
  • la granulométrie du produit ;
  • l’absence de silice libre ;
  • la régularité de la composition ;
  • la traçabilité et le suivi qualité de chaque lot.

La seule mention « zéolithe » ne suffit donc pas à comparer précisément deux produits.

Comment la chabasite agit-elle sur la végétation et les grappes ?

Une fois pulvérisée, la chabasite forme une pellicule minérale très fine à la surface des organes végétaux.

Cette couverture contribue à :

  • limiter le contact direct entre les ravageurs et la cuticule ;
  • rendre la surface des baies et des feuilles moins appétente ;
  • créer un environnement moins favorable à la ponte ;
  • renforcer la protection mécanique de la surface végétale ;
  • apporter notamment du silicium, du calcium, du magnésium, du fer et du potassium.

L’apport foliaire de certains de ces éléments peut également contribuer au renforcement de la cuticule et des tissus superficiels de la plante.

La chabasite ne remplace cependant ni le suivi des populations ni l’observation des parcelles. Son efficacité dépend de son positionnement préventif et de la qualité de couverture de la zone fructifère.

Quel programme d’application contre Cryptoblabes ?

Le programme doit être adapté à la pression observée, au stade de la vigne, aux conditions météorologiques et aux recommandations des techniciens locaux.

Dose et volume de pulvérisation

  • Dose indicative : 5 kg/ha
  • Volume de bouillie indicatif : 250 litres/ha
  • Zone à couvrir en priorité : la zone fructifère

L’objectif est d’obtenir une couverture fine, régulière et homogène des grappes, sans ruissellement excessif.

Première intervention guidée par le monitoring

Une première application peut être positionnée lors de la période de risque liée à l’Eudémis, dont les dégâts sur les grains peuvent favoriser l’installation ultérieure de Cryptoblabes.

Cette intervention ne doit pas être déclenchée selon une date fixe. Elle doit s’appuyer sur :

  • les relevés des pièges ;
  • les observations réalisées dans les parcelles ;
  • les bulletins techniques locaux ;
  • le stade de développement des grappes.

Deux interventions ciblées contre Cryptoblabes

Deux applications supplémentaires peuvent ensuite être positionnées pour protéger directement les grappes pendant la période de risque Cryptoblabes.

Dans les secteurs méditerranéens concernés, un schéma possible consiste à intervenir :

  • une première fois au début du mois d’août ;
  • une seconde fois vers la mi-août ;
  • avec un intervalle d’environ 15 jours entre les deux passages.

Selon la précocité de la parcelle et la dynamique du ravageur, le premier passage pourra être rapproché du stade de fermeture de la grappe.

Les dates doivent toujours être ajustées selon les captures, les observations et les avertissements agricoles.

Quand renouveler la protection ?

Lorsque le risque se prolonge ou que la pression augmente, la couverture peut être renouvelée tous les 7 à 10 jours.

Une nouvelle application est également recommandée après une pluie cumulée d’environ 20 mm, susceptible d’altérer la continuité de la barrière minérale.

Le renouvellement ne doit donc pas être systématique sans observation : il dépend du niveau de risque, de la pluviométrie et de la persistance visible de la couverture sur les grappes.

Des essais encourageants contre Cryptoblabes gnidiella

Des essais conduits par RaisOnAg en 2020 et 2021 ont permis d’évaluer l’intérêt de cette chabasite dans un programme de protection contre Cryptoblabes gnidiella.

Les résultats observés montrent :

  • 41 % de grappes attaquées dans la modalité avec chabasite, contre 64 % dans le témoin ;
  • un nombre de grains perforés divisé par 2,5.

Ces résultats mettent en évidence l’intérêt d’une couverture minérale préventive pour réduire l’intensité des dégâts.

Comme pour toute solution reposant sur une barrière physique, la réussite du programme dépend cependant de plusieurs facteurs : la qualité de pulvérisation, le moment de l’intervention, le renouvellement après les pluies et la surveillance régulière de la parcelle.

Le retour d’expérience d’un professionnel

[Titre à personnaliser : « Une couverture régulière des grappes sans difficulté de pulvérisation »]

« [ici le témoignage exact de Sandrine ou du viticulteur, de l’oléiculteur, du technicien ou du responsable de moulin : contexte de l’exploitation, pression observée, protocole retenu, comportement du produit dans la cuve, qualité de couverture et résultats constatés.] »

[Nom et prénom]
[Fonction – exploitation, domaine, moulin ou structure]
[Commune et département]

Pour renforcer la crédibilité du témoignage, il est recommandé de préciser :

  • la localisation et le type de culture ;
  • la superficie concernée ;
  • le matériel de pulvérisation utilisé ;
  • les dates d’application ;
  • le niveau de pression observé ;
  • les résultats constatés avant la récolte.

Une solution qui s’intègre dans les stratégies agroécologiques

La chabasite apporte un mode d’action différent des solutions phytosanitaires classiques. Elle peut ainsi trouver sa place dans les programmes des exploitations qui souhaitent :

  • renforcer leur protection préventive ;
  • diversifier les modes d’action ;
  • limiter les dégâts causés par les ravageurs ;
  • préserver la qualité sanitaire des grappes ;
  • accompagner une démarche biologique, biodynamique ou agroécologique ;
  • réduire le recours aux interventions curatives.

Elle constitue un outil complémentaire qui doit rester associé au monitoring, aux observations de terrain et aux préconisations des conseillers agricoles.

Viticulteurs, oléiculteurs, moulins et conseillers agricoles : échangez avec RaisOnAg

Vous êtes viticulteur, oléiculteur, responsable de moulin à huile, technicien agronome, distributeur agricole ou représentant d’une Chambre d’agriculture dans les départements 66, 11, 34, 30, 13, 84, 83 ou 06 ?

Les équipes RaisOnAg peuvent vous accompagner pour étudier le positionnement de la chabasite dans votre programme et adapter son utilisation aux caractéristiques de votre exploitation.

Contactez RaisOnAg via ce lien pour recevoir la fiche technique, les résultats d’essais et les préconisations d’application.